HUILE sur TOILE - MAI 2008 - 46 X 38 cm
Je dédie cette toile au Troubadour de Révéalités qui a écrit ces merveilleux poèmes sur la ville d'ANTIBES et qui a eu l'extrême gentillesse de me permettre de les
utilser pour illuster ma modeste toile.
Je l'en remercie de tout mon coeur.
Antibes, album souvenir
Antibes, ville d’enfance
Jouvence mes souvenirs
De vieilles ruelles s’entrelacent
Aux parfums d’insouciance
Les mouettes survolent le phare
Garoupe en mire du large
Album du meilleur au pire
Comme un après-midi, foulard- romance
Comme aiguille sur montre
Forme son temps en étendard
Peinture sur mon antre
De remparts au phare
De ruelles aux ports
Fort-carré en étoile
Antibes, ancre mon corps
Juste une écume sans voile
D’un Amour si velours
D’une vue sur cours
Partant de la Salis jusqu’au fin fond de l’Italie
D’une histoire infinie
De souvenirs jusqu’au fin fond d’alliance
De cendres en mer
De bancs ou dorent mes aînés
En huiles de corps qui réverbèrent
Sur la plage de mon enfance
Antibes s’allie à Juan balnéaire
Alors je sais qu’écrire aussi cet univers
Des jours ou j’ai perdu la raison
Jusqu’à ne plus savoir l’Aimer
Au point de partir sur un autre ciel de rose
Rose de passion, sans raison
Mon cœur Peynet, lui offre une rose
Pourtant Antibes, tableau de maître
Vie de soleil en zénith
D’amourette sans voiturette
De perles au creux de coquillage
Ou luxure colore l’existence
Ou souillure paralyse la romance
Mafia, contrats dynamites
Antibes, secrète tant d'émanations
Dont la mienne fut égarée
Mouettes sur plage
Si rieuse de cœur passion
Souvent mon cœur chante cette contrée
Ce bastion sur milles horizons
Antibes, enfance en filament
A dirigé ma vie sur ce si loin exil
Toujours plus loin dans mon devenir
Tel un galet si plat d’advenir
Tout juste pour un petit coin de paradis
Ou dans un bain iodé, asile
La tombe d’une fin en vague de nid

Le troubadour de la rêvéalité
Promenade méditative.
Marche au cap d'Antibes, va voir
Ce long chemin sinueux
Va voir l'inscription, un soir.
Comme ce ciel depuis, pluvieux
Avance sur les rochers transpercés
Passe les vagues écœurées, écœurées
Tant d'amour, d’éclats du phare
Et toi, si tu passes là
A travers ce parterre dépiécé
Tu découvriras, bien à part
Des étoiles de mer asséchées, des tas
Tellement qu'elles auront trop pleuré
Tu déboucheras face au front lapant
Les derniers souvenirs demeurant
Trop de sels ont brûlé le paysage
Tellement, tellement que maintenant
Les pas se miroitent au mirage
Illusion de voir ces mêmes adolescents
S'aimer sur ces rochers muets
Ne rêve pas, ils sont morts noyés
Et en ce lieu magique à contempler
Sache la malédiction, sortilège !
Ne brise rien de cette authenticité
La mer conserve ce florilège

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